Le développement psychomoteur de l'enfant

Publié le par AMPiste

 


 

L'activité motrice de l'enfant est un instrument fondamental pour conquérir son univers. Cet instrument on ne peut pas l'étudier seulement d'un point de vue physiologique. Il doit être rattaché à la vie psychique de l'enfant. Donc :

Interactions complexes entre le moteur et le psychique

Un développement moteur normal sous-entend un psychisme d'une certaine qualité. L'activité motrice, dans la mesure où elle est intentionnelle, cette activité motrice ne peut pas être séparée de l'intelligence, de la connaissance.

C'est l'action qui aide l'intelligence à se construire

L'enfant tout petit agit, et, c'est progressivement qu'il sera capable de se représenter dans la tête ce qu'il a agit. L'action de l'immédiat et du concret passera à des conduites plus élaborées : l'une nourrit l'autre. Le moteur aide l'intelligence à se construire et inversement.

Dans le psychisme, il n'y a pas que l'intelligence, la notion d'émotion est importance. Il existe une interaction entre le moteur et l'émotionnel. WALLON a montré le retentissement du tonus musculaire sur l'état émotionnel :

Le dialogue tonique précède le dialogue verbal

L'activité motrice sera fonction de la qualité des échanges émotionnels entre la mère et l'enfant. Pour que le développement psychomoteur de l'enfant soit harmonieux, il est nécessaire que l'enfant se sente bien et qu'il éprouve du plaisir.

Plusieurs théories expliquent le développement psychomoteur de l'enfant. Les principales sont :

  • celles qui font appel à la maturation neurologique ;
  • celles qui font appel à l'apprentissage et à l'expérience

Maturation et apprentissage sont indissociables.

L'expérience va retentir sur la maturation et l'accélérer. Inversement, le défaut d'expérience peut retarder la maturation.

Exemples : expériences de privation sensorielles :

  • un enfant sourd non traité précocément sera incapable d'acquérir un langage articulé correct.
  • Frédéric II de Prusse a mené une expérience auprès de jumeaux séparés : l'un des jumeaux était élevé avec une nourrice qui lui parlait, l'autre jumeau chez une nourrice qui ne lui parlait pas. Ce dernier n'a pas développé de langage oral faute de stimulation.

Lien : http://www.chups.jussieu.fr/polysPSM/psychomot/devPSMenf/POLY.Chp.1.html

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